Gino Blandin

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Biographie

Gino Blandin


Gino Jean-Baptiste Blandin est né le 04 avril 1952 dans un des bungalows américains de la maternité de fortune d'Heinlex, à Saint-Nazaire en Loire-Inférieure. La ville qui a été presque totalement détruite en 1945 renaît de ses cendres. Son père travaille aux Chantiers de l'Atlantique. Il est le cadet d'une famille de trois enfants.Il passe les vingt premières années de sa vie dans le village de Saint-Malo-de-Guersac au cœur du marais de la Grande Brière.


Son enfance est bercée par la lecture des tout premiers numéros du Journal de Mickey que sa mère a conservés précieusement. Outre la célèbre souris de Walt Disney, il découvre Jim la jungle d'Alex Raymond, Richard le Téméraire de Lyman Young, les Pim, Pam,Poum de Knerr et bien d'autres.


Durant les années 50/60, les albums de Tintin ne sont encore lus que par les enfants. Et, il y a les journaux : Fripounet et Marisette, Perlin Pinpin, Tintin, Spirou, Kiwi et plus tard Pilote et Pif avec ses gadgets. Même les magazines sérieux réservent des surprises : le Pélerin par exemple qui publie Pat Apouf de Gervy - que Gino Blandin rencontrera des décennies plus tard en Dordogne - et Astérix de Goscinny et Uderzo !


Avant que le général de Gaulle ne les invite à rentrer chez eux, les Américains ont installé une grande base à Saint-Nazaire. Les murs sont couverts d'un graffiti : " US go home " On les remarque de loin avec leurs immenses voitures. Elles sont rose bonbon, bleu électrique. Elles sont décapotables, bardées de chromes étincelants. Ce sont des Cadillac, Chevrolet, Pontiac, Oldsmobile, Studebaker. Elles font rêver le petit garçon qui les regarde passer en attendant son bus.


Les Américains ne sont pas partis que ce sont les Pieds Noirs qui déferlent sur la région. Les classes des écoles, pas encore mixtes, se remplissent de garçons qui racontent des histoires sur les pays d'Afrique du Nord.


Gino Blandin se lance dans la bande dessinée très tôt. Comme tous les enfants, ses tentatives ne vont guère au-delà de la seconde page. Mais il persévère et, en 1965, il achève une histoire de 38 pages intitulée Surboum pour 4 roues. Elle s'inspire de l'album Rendez-vous à Hirschenberg de Pierre Brochard. Réalisée dans le style " ligne claire " sur un cahier d'école à grands carreaux, à l'encre Waterman, elle lui a demandé une année entière de travail.


Quelques années plus tard, il récidive, toujours sur un cahier d'école mais à l'encre de Chine cette fois. L'histoire s'intitule Amédée Brouillard aux Indes, elle ne compte pas moins de 48 pages. Elle a demandé une année et demie de travail. Travail digne des enlumineurs du Moyen Age car Gino Blandin réalise chaque image au format réel de parution. Ce qui représente une fresque de 5 centimètres de haut longue de 30 mètres !


En 1969, il écrit à Uderzo, le dessinateur d'Astérix, pour lui demander conseil. Celui-ci lui répond par une charmante lettre dans laquelle il lui conseille de travailler dur, d'être patient et d'apporter son travail dans les salles de rédaction. Mais les salles de rédaction sont loin quand on habite à Saint-Malo-de-Guersac.


A partir de 1966, Gino Blandin, en tant qu'acteur, s'engage dans la troupe de théâtre d'amateurs de son village : la Malouine. Pendant cinq ans, sous la direction de Léopold Mahé, il interprètera une dizaine de rôles dans des pièces de boulevard. Il s'arrête l'année du baccalauréat.


1968, c'est l'année de la libération du carcan qui pesait sur la France. Cette année-là Gino redouble sa 3e au collège Albert Vinçon de Bellevue. C'est là qu'un jour il pousse la porte de la bibliothèque et qu'il emprunte un livre : Les raisins de la colère de John Steinbeck. C'est le déclic, il se met à dévorer les livres de Steinbeck, H.G. Wells, Hemingway et surtout Kafka. Aucun auteur français que les cours de français lui ont fait prendre en grippe.


En 1968, il se trouve une autre activité : la restauration du château de Ranrouët à Herbignac. Il s'agit d'arracher à la végétation envahissante les ruines d'un petit château fort qui se dresse en bordure des marais de Brière. Ceci marque la première rencontre avec l'un de ses centres d'intérêt préférés : l'histoire.


Parallèlement à cela, Gino Blandin mène sans enthousiasme excessif des études de chaudronnerie et de tuyauterie industrielle au Lycée technique Jean Brossaud de Saint-Nazaire. Les Chantiers de l'Atlantique ne sont pas loin… Il décroche le bac en 1971 et, pour pouvoir poursuivre ses études, il doit s'expatrier à Cherbourg dans la Manche.


Après la Bretagne, le Cotentin, tout aussi froid et venteux. Pendant deux ans, Gino Blandin va être interne au Lycée technique Alexis de Tocqueville de Cherbourg. C'est là qu'il rencontre un personnage haut en couleur qui va beaucoup l'influencer : Frédéric Scuvée. C'est un archéologue passionné qui, au volant de son Combi-Wolkswagen, passe tout son temps à battre la campagne à la recherche de traces du passé. Le bonhomme a une culture et une érudition qui fascinent le jeune homme mais il a aussi un passé sulfureux tout aussi fascinant : d'origine belge, il a fait la guerre dans les rangs allemands.


Gino Blandin crée un club archéologie au lycée et, avec ses camarades, il passe ses week-ends à chercher les silex taillés sur les plages et sur les landes entre Barfleur et la Hague. Scuvée enseigne à son élève la rigueur et la précision que requiert tout travail historique. C'est lui qui passe réellement le virus de l'histoire à Gino Blandin.


Durant les vacances entre les deux années cherbourgeoises, il écrit un récit, un roman. A la rentrée, il le soumet à son professeur de français, monsieur Martin. Quand il le relira quelques années plus tard, il le trouvera tellement mauvais qu'il le détruira. Il ne reste aucune copie de cette première expérience romanesque de Gino Blandin.


Son diplôme de technicien supérieur en poche, celui-ci revient chez ses parents. Pour s'occuper en attendant de partir au service militaire et fort de l'enseignement de Frédéric Scuvée, il entreprend des recherches historiques sur un château quasi légendaire dont les ruines finissent de disparaître aux confins des marais de Crossac : le château Lorieux. Assez vite, il s'aperçoit que le seul édifice n'est pas un sujet suffisant aussi étend-t-il son étude à toute la seigneurie dont il dépend. C'est ainsi que voit le jour le premier livre publié de Gino Blandin : La vicomté de Donges. Il sera édité par les Editions des Paludiers de la Baule, c'est à dire par mademoiselle Jacqueline Trémolières. En 1979, l'ouvrage recevra le prix Alfred Gernoux décerné par le Conseil Général de Loire Atlantique.


D'août 1974 à août 1975, Gino Blandin se retrouve dans les champs de betteraves des plaines de Champagne, au camp de Crépy-Couvron à une dizaine de kilomètres de Laon dans l'Aisne. Au sein du 6e Régiment de Cuirassiers, il apprend le maniement du canon de 105 du char AMX 30, ça peut toujours servir… C'est au cours des interminables heures de garde qu'il découvre l'œuvre de Boris Vian, ce touche-à-tout de génie.


Le retour dans la vie civile est difficile. Avant qu'il ne parte au service militaire, de nombreux employeurs lui avaient promis de l'embauche à Saint-Nazaire. Mais pendant qu'il guerroie en Champagne, le premier choc pétrolier éclate. Quand il se présente sur le marché du travail, il n'y a plus rien. Tout le monde n'a plus qu'un mot à la bouche " la crise ". Alors que les professeurs de Cherbourg disaient : " Ne vous en faites pas, des chaudronniers, il y en aura toujours besoin ! ", en 1976, cette profession a disparu des rares offres d'emploi qui paraissent encore dans la presse.


Dure époque : Gino Blandin se rend compte que, même s'il n'avait jamais attaché une grande importance à son futur métier, le fait de n'avoir pas d'emploi est terrible. On se sent rejeté par la société. Paradoxalement, alors qu'il est au chômage, sans activité, il ne fait rien sur le plan artistique pendant un an.


En février 1976, il finit par décrocher un travail dans une petite entreprise de chaudronnerie à Lorient, mais à l'issue de la période d'essai, son contrat n'est pas confirmé. Cette expérience sera très douloureuse pour le jeune homme. Pour l'évacuer de son esprit, il faudra qu'il passe par l'écrit. Il racontera cette aventure autobiographique dans un long texte de 140 pages qu'il intitulera Le choumac. Plus tard, les rares personnes qui liront ce texte lui diront toutes qu'il s'est fait ainsi une auto-psychothérapie.


Fin 1976, la chance finit par lui sourire : il décroche un emploi chez Total Compagnie Française des Pétroles, au département " forage ". En deux temps trois mouvements, sous la houlette d'un pied noir exceptionnel : Abel (Jacky) Cortès, il devient spécialiste des outils de forage. Il s'occupe plus particulièrement des outils " diamant ". Pour forer les roches, on utilise parfois les diamants naturels dont la joaillerie n'a pas voulu. Cet emploi n'a absolument rien à voir avec sa formation de chaudronnier mais qu'importe.


Bien sûr, il lui faut déménager vers la capitale. Il a un superbe bureau dans une tour du Front de Seine d'où il voit passer les péniches sous le pont Mirabeau. Après un an de chômage, ce qui lui arrive est miraculeux surtout qu'à cette époque, les compagnies pétrolières se sont lancées dans une lutte effrénée pour trouver le pétrole off-shore de la planète. Pour y arriver, elles mettent le paquet. L'argent coule à flot. Dorénavant Gino Blandin parcourt le vaste monde, prend l'avion comme d'autres le bus.


Son emploi nécessite fréquemment son intervention sur les plates-formes pétrolières du groupe. Il est sans cesse en voyage. Il intervient dans les Emirats Arabes Unis, en Mer du Nord, au Sahara, à Bornéo, au Cameroun, etc. Il découvre des villes lointaines : Singapour, Abou Dhabi, In Salah, Samarinda…


C'est dans le train qu'il rencontre sa première épouse Catherine Maze qui lui donnera deux fils : Jean-Baptiste né en 1982 et Antoine né en 1987. En touristes, ils découvrent la Sicile, le Sri Lanka, l'Egypte, le Maroc, les Etats Unis.


Catherine Maze est directrice d'hôpital à Villeneuve-Saint-Georges, c'est pourquoi la famille Blandin s'installe dans cette localité du Val-de-Marne.


Un jour qu'il attend sa femme à la gare d'Austerlitz, Gino Blandin entre au salon des Vieux papiers qui a lieu cette année-là dans les entrepôts des quais du Port de la Gare. Il découvre soudain que les bandes dessinées de son enfance sont l'objet de collections et qu'elles ont pris beaucoup de valeur. Il découvre aussi le BDM, l'ouvrage qui fixe les cotes de la bande dessinée et auquel il apportera son concours durant quelques années. Mais surtout, le virus du dessin se réveille en lui : il décide de reprendre ses crayons.


Pour se refaire la main, il entreprend de mettre en bande dessinée l'ouvrage qui a marqué son enfance : le roman La Brière d'Alphonse de Chateaubriant. Cette fois, il s'est renseigné sur les techniques des professionnels. Par exemple : il emploie comme format de dessin le double des pages des albums de Tintin. Dans un style à mi chemin entre Tardi et Hugo Pratt, il dessine au crayon et repasse ensuite à l'encre de Chine. C'est un travail assez long surtout quand on ne le fait pas à plein temps. Une page d'album lui demande un mois de travail. Pour réaliser les 48 pages réglementaires de son album, il lui faut donc quatre ans ! Au passage, il découvre Alphonse de Chateaubriant, chantre de la collaboration durant l'occupation de la France par l'Allemagne nazie, condamné à mort à la Libération et qui mourut en exil en Autriche. Céline en a fait un portrait truculent dans D'un château l'autre.


Sur le plan professionnel, Gino Blandin ne reste pas inactif non plus. En 1983, pour le compte de Total C.F.P. il dépose un brevet de carottier intitulé : Train de tiges de forage pour forage d'exploration (n° 8301141). L'Institut Français du Pétrole de Rueil-Malmaison le sollicite pour qu'il donne des cours aux professionnels sur les différents carottiers. Il s'agit d'appareils qui permettent de creuser en prélevant un échantillon de roche. En 1988, ses travaux donneront lieu à une brochure intitulée Le carottage pétrolier publiée par l'Ecole Nationale Supérieure de Pétrole et des Moteurs.


Mais professionnellement les choses se gâtent. Les compagnies pétrolières ont employé les grands moyens, elles ont trouvé des gisements qu'elles ont mis en exploitation à grands frais. Parallèlement à cela, tout le monde s'est mis à économiser l'énergie. Résultat : quand les installations sont prêtes, les clients ne se bousculent pas. Dans les compagnies, l'ambiance tombe : à quoi bon chercher de nouveaux gisements alors qu'on ne sait pas quoi faire du pétrole déjà découvert ?


Gino Blandin ne se sent pas concerné par un premier plan social chez Total C.F.P. mais quand deux ans plus tard, un second, moins intéressant que le premier, est présenté au personnel, il décide de quitter le navire avant qu'il ne soit trop tard. A l'Institut Français du Pétrole, il a pris plaisir à enseigner c'est pourquoi il offre ses services à l'Inspection académique de Créteil, préfecture du Val de Marne. Celle-ci se déclare intéressée par sa candidature soit comme instituteur, soit comme professeur de chaudronnerie. Il n'est pas question qu'il enseigne une profession qu'il n'a jamais pratiquée, il en a trop vu le résultat au lycée. C'est pourquoi il opte pour le premier choix.


En 1989, Gino Blandin reprend ses livres et ses cahiers pour préparer le concours de l'Ecole normale de Bonneuil-sur-Marne. Il réussit l'examen et à l'issue de deux années d'étude, devient officiellement instituteur le 26 juin 1991.


La chance lui sourit sur un autre plan : il trouve rapidement un éditeur pour sa bande dessinée : le Parc Naturel Régional de Brière. En 1991, paraît son album de bande dessinée : La Brière.


Gino Blandin se lance maintenant dans l'œuvre grandiose qu'il a prévue : mettre Franz Kafka en bande dessinée. Toujours pour se faire la main, il commence par une nouvelle : le Verdict. L'œuvre est bientôt terminée, elle compte 13 planches. Elle paraîtra partiellement dans la revue Caractères de l'Hôpital Psychiatrique de Maison Blanche à Neuilly-sur-Marne où la famille Blandin vit maintenant.


Sitôt ce travail achevé, Gino Blandin s'attaque à un gros morceau : la Métamorphose. A la même époque le dessinateur américain Robert Crumb a exactement la même idée, ce qui donnera Kafka for beginners chez Icon Books. Gino Blandin, lui, n'est pas Crumb et quand il envoie ses premières planches aux quelques maisons d'édition de bande dessinée qui subsistent, la réponse est partout la même : négative. Il faut savoir que toutes les revues de bande dessinée ont disparu, ce sont elles qui accueillaient les débutants. Maintenant, un débutant doit être au top niveau d'emblée. De nos jours, Hergé avec son Tintin du Tintin au pays des Soviets se ferait jeter. Cette expérience sape le moral de Gino Blandin qui, plutôt que de se lancer dans un travail dont la réussite n'est pas garantie, décide mettre un terme à sa carrière de dessinateur. C'est pourtant à cette époque qu'il rencontre dans un petit village de Dordogne, Razac-sur-l'Isle, un vieux monsieur qui a dessiné toute sa vie : Yves Desdemaine-Hugon pas plus connu que sous son pseudonyme : Gervy.


En 1993, Catherine Maze obtient le poste de directrice du Centre Hospitalier de Saumur dans le Maine-et-Loire. La famille Blandin quitte donc la région parisienne pour les bords de Loire.


Un jour, lors de l'inauguration de la nouvelle Médiathèque de Saumur à laquelle assiste Jean Favier, ancien président de la Grande bibliothèque de France, Gino Blandin ressent les effets d'un vieux virus : celui de l'histoire. En effet, il a découvert que personne n'a encore raconté l'histoire de l'hôpital de Saumur. Les hôpitaux, gros générateurs d'archives, sont pourtant des sujets de prédilection pour les historiens.


Fort de son expérience précédente, il s'attelle donc à la tâche. Les archives hospitalières représentent 80 % des archives municipales de la ville de Saumur. Après un an de travail assidu, il termine son Histoire du Centre hospitalier de Saumur. Cette étude obtient le prix Politi 1996 au Concours de la Société Française d'Histoire des Hôpitaux. Elle est éditée par les éditions Hérault de Maulévrier. Le livre paraît pour l'ouverture du nouvel hôpital de Saumur en 1996.


Cette même année, il adhère à la vénérable société savante de Saumur : La Société des Lettres, Sciences et Arts du Saumurois, la S.L.S.A.S. Là, avec madame Anne Faucou, historienne dans l'âme comme lui, ils vont enquêter sur les milliers de jeunes soldats qui sont venus mourir à l'hôpital de Saumur lors des guerres de Vendée. Il en résultera une petite brochure : Etude statistique des Volontaires morts à l'Hospice Civil Militaire de Saumur (de novembre 1792 à janvier 1797). Cette étude paraîtra dans le bulletin de la société mais sans la partie statistique pure.


Depuis la rentrée scolaire 1994, Gino Blandin est instituteur à l'école Jean de la Fontaine de Saumur. Cette petite école se trouve dans le quartier du Fenêt tout près de la magnifique église des Ardilliers, en bordure de Loire.


Toujours sous l'influence de madame Faucou, il revient à ses premières amours : il s'engage dans la troupe théâtrale S.L.H., Saumur, la Loire et l'Histoire. Celle-ci a pour vocation d'animer la ville de Saumur l'été. On ne joue pas sur scène mais dans la rue. Le premier spectacle auquel il participera sera les Paradiableries qui auront pour décor le château de Saumur. Le mélange d'acteurs professionnels, de la compagnie Spectabilis, et de bénévoles est très enrichissant pour tout le monde. Ce spectacle sera donné deux années de suite.


Dans un tout autre domaine, le 28 avril 1996, à Saint-Sylvain-d'Anjou, Gino Blandin court le marathon du Loir en 4 heures et 8 minutes.


C'est en se faisant la réflexion qu'il ne doit pas être plus difficile d'écrire un roman policier que l'histoire d'un hôpital que Gino Blandin se lance dans l'écriture d'un polar. Il s'inspire d'un auteur australien, Arthur Upfield, qui a écrit une série de romans en brodant chacune de ses enquêtes à partir d'une particularité propre à l'Australie. Gino Blandin décide de reprendre le même concept en le transposant dans la région saumuroise. En vue de réaliser son premier essai, il se renseigne pour connaître le monument le plus visité du coin : c'est l'abbaye de Fontevraud. Ce sera donc le théâtre de sa première histoire. C'est ainsi que naît le roman policier : De l'or sous les verrous de Fontevraud. Son héroïne est une jeune femme, journaliste à Saumur, qui n'hésite pas à pousser ses investigations plus loin que celles de la police.


Ecrire un polar est une chose, trouver un éditeur en est une autre. Après avoir sollicité tous les éditeurs parisiens, Gino Blandin trouve une maison locale : les éditions Cheminements. Entre-temps, il a eu le loisir de terminer son deuxième polar : Mauvais plan au Puits-Notre-Dame. Cette deuxième histoire se passe dans le milieu viticole du Sud saumurois.


Les deux premiers polars de Gino Blandin paraîtront simultanément le 25 mars 1999, premier jour des frappes de l'O.T.A.N. sur la Serbie.


Histoire de varier les plaisirs, Gino Blandin se permet de revenir de temps à autre à l'histoire. N'est-il pas devenu secrétaire général de la S.L.S.A.S.? Il va effectuer une tâche de sauvegarde qui commençait à devenir urgente. Dans la famille de sa femme, on a gardé les carnets de souvenirs d'un cousin qui a fait la première guerre mondiale du premier au dernier jour. Gino Blandin met tout cela en forme, ce qui donne une étude très intéressante intitulée : Notes et écrits de André Lavaud, téléphoniste au 112e régiment d'artillerie lourde (1913-1919). Cette étude est restée inédite à ce jour.


Le fait que le troisième polar de Gino blandin, Terminé Balzac ! paraisse l'année du bicentenaire de la naissance de Balzac, est une pure coïncidence. Dans ce roman, il fait revivre les personnages du roman Eugénie Grandet qui se déroule à Saumur et les plonge dans l'époque contemporaine.


Le 9 avril 2000, Gino Blandin participe au Marathon de Paris. Il arrive le 19239e. Il en faut bien un !


Cette même année, il effectue en famille un voyage sur la route de la soie, en Asie centrale. Il part du Kazakhstan, traverse le Kirghiztan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan. Il découvre les villes légendaires de Samarkand, Boukhara et Khiva.


En 1997, la municipalité de Saumur, ignorant la vénérable S.L.S.A.S., avait commandité une histoire de la ville auprès d'universitaires de renom. Il en était sorti un gros livre fort indigeste aux éditions Privat. Gino Blandin lit attentivement l'ouvrage et en fait un condensé d'une vingtaine de pages qu'il intitule : Histoire de la ville de Saumur.


Le quatrième polar de Gino Blandin, Ça grippe à Angers, voit officiellement le jour le 21 avril 2001 à l'occasion de la manifestation le Livre et le Vin. Dans ce livre, il imagine ce que serait une épidémie de grippe comme celle de la grippe espagnole de 1918. Les épidémies du syndrome respiratoire aigu sévère, le SRAS, à Hong-Kong, de 2003 et de la grippe aviaire en Chine, de 2004, montrent toute la pertinence du sujet central du livre.


C'est dans la troupe de théâtre S.L.H. que Gino Blandin rencontre Agnès Desnoës, violonniste, elle lui fait découvrir un monde auquel il ne s'était jamais intéressé, celui de la musique.


Dans le domaine littéraire, avant que quelqu'un ne lui pique l'idée, Gino Blandin imagine une intrigue dans le monde équestre saumurois. Celui-ci est un milieu très fermé, il doit faire d'abord un sérieux travail de recherche. Une personne indélicate fait parvenir son tapuscrit à l'Ecole Nationale d'Equitation sans qu'il en soit averti. Mais, contrairement à l'effet escompté, il reçoit un bon accueil de la part de ceux qui le lisent. Ces lecteurs enthousiastes vont apporter leur concours au récit. Meurtre au Cadre Noir devient ainsi un roman très bien renseigné sur le milieu équestre académique et saumurois. Cet ouvrage lui vaudra un petit reportage, tourné à l'E.N.E. sur la chaîne Equidia.


Alternant toujours histoire et romans policiers, Gino Blandin s'intéresse cette fois à un phénomène qu'il a remarqué en parcourant la région à vélo : c'est le grand nombre d'églises perdues dans la campagne loin de tout. A Saint-Martin-de-Mâcon près de Thouars, par exemple, l'église se dresse à plus de 2 km du village ! Il va se mettre à en dresser le catalogue. Ceci donne naissance à une petite étude intitulée Les églises isolées qui n'a pas trouvé de diffuseur pour l'instant. Elle a fait l'objet d'un article dans la Nouvelle République.


Pour son sixième roman policier, Gino Blandin réalise une idée qu'il avait depuis longtemps derrière la tête : replacer l'histoire du célèbre roman d'espionnage de Ian Fleming Docteur No, aventure exotique s'il en est, dans le contexte du Val de Loire. Gino Blandin se souvient de l'immense succès qu'avaient connu les aventures de James Bond dans les années 60, succès sur le plan cinématographique et livresque. Il possède les douze volume dans l'édition de Plon de l'époque. Cette sixième aventure de Julie Lantilly s'appellera bien sûr Bons baisers de Saumur.


Ce roman à peine terminé, Gino Blandin est sollicité par la mission locale du Saumurois pour prêter son concours à la rédaction d'un polar qu'une équipe de jeunes a entrepris d'écrire. Ce sont des gens au chômage qui sous l'impulsion de l'association ACTIF Maine-et-Loire suivent un stage de réinsertion. Pour mutualiser leurs efforts, ils ont décidé de se lancer dans l'écriture d'un roman policier. Quand Gino Blandin les rencontre, ils ont déjà toute la trame de leur histoire en tête. Sur ses conseils, ils vont l'écrire comme ils la ressentent. Gino Blandin se charge ensuite de la mise en forme définitive du texte.


Pour des histoires de délai et d'échéance, il réécrit le texte de Trop mortel ! en moins de 4 mois.


A la même époque, Gino Blandin entreprend la rédaction d'une petite pièce policière adaptée à un site bien particulier : une cave troglodytique. En ce lieu, des amis habitant les Ulmes, près de Saumur organisent régulièrement de petits spectacles pour un cercle restreint de personnes. Pour écrire sa pièce, Gino Blandin va s'inspirer du dernier roman de Léonardo Sciascia Une histoire simple. La pièce sera montée par l'auteur et interprétée par des acteurs amateurs provenant principalement de la troupe S.L.H.. Intitulée Sueurs froides aux Ulmes, elle ne sera donnée qu'une seule fois.


Devant le succès des collections de romans policiers pour les jeunes, Gino Blandin se lance dans l'écriture d'un petit polar dont l'héroïne est une fille de quatorze ans. L'écriture d'un tel récit doit répondre à des critères complexes, ce qui rend l'épreuve difficile. L'auteur spécialiste du genre, Michel Amelin, rencontré lors d'une assemblée générale des membres de 813, l'Association des amis de la littérature policière, lui prodigue ses conseils. Le récit terminé Assassinus Assassini n'a pas trouvé d'éditeur pour le moment. Gino Blandin est le numéro 006 de l'association 813.


Dans un tout autre domaine, c'est lors de la visite de l'église de Précigné, dans la Sarthe, que Gino Blandin découvre l'existence de saint Ménelé. C'est une très vieille histoire qui s'est déroulée au VIIe siècle où il est question de Nantilly, or personne à Saumur n'en a apparemment relevé l'existence. Notre auteur rédigera un texte intitulé Saint Ménelé et Nantilly qui sera publié dans le bulletin n° 155 de la Société des Sciences, Lettres et Arts du Saumurois de janvier 2006.


C'est en 2004, que Gino Blandin s'est demandé s'il devait reprendre la série des Julie Lantilly, qui compte déjà six titres. Il s'est octroyé une pause pour se lancer dans un travail de longue haleine : la rédaction d'un roman policier historique sur le modèle de Au nom de la rose d'Umberto Eco. L'idée de départ lui est venue du grand nombre d'abbayes que compte la région de Saumur. Deux ans de recherche et d'écriture ont été nécessaires pour Mort sur la Loire.


Depuis la rentrée scolaire 2004, Gino Blandin est devenu le directeur de l'école primaire publique Jean de la Fontaine de Saumur. Celle-ci se trouve en bordure de Loire dans un cadre magnifique inscrit au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. Elle a été inaugurée en 1907. C'est à l'occasion de la commémoration du centenaire de l'école que notre auteur a rédigé un texte retraçant son histoire et celle du quartier de Fenêt, autrefois quartier populaire de Saumur. L'éditeur Cheminements a accepté de le publier, il s'intitule L'histoire de l'Ecole Jean de la Fontaine de Saumur.


Au mois d'août 2008, Gino Blandin épouse Agnès Desnoës à Bagneux.


En juin 2009, sort le roman Fenêt sur cour, septième enquête de l'infatigable journaliste saumuroise Julie Lantilly. L'idée de cette histoire est venue à l'auteur à l'écoute de l'émission de Daniel Mermet "Là-bas si j'y suis". Dans celle-ci, le journaliste "modeste et génial" et son équipe dénonçaient les méthodes brutales utilisées par les agents immobiliers pour chasser les gens pauvres du centre ville de Marseille. Comme dans les romans précédents, on retrouve dans ce roman un tas de Saumurois, certains existants bel et bien, d'autres dissimulés derrière des noms d'emprunt et enfin des personnages purement imaginaires. Tous ces gens ont été réunis dans l'Index de ce site.


Gino Blandin appartient au groupe vocal des Chats Noirs. En décembre 2009, avec la complicité de Bernard Faucou, il a écrit le livret d'une petite comédie musicale intitulée les Lavandières d'Artannes, inspirée d'une légende bretonne. Cette comédie a été donnée à Artannes-sur-Thouet le vendredi 24 juillet 2009. L'année suivanten, Gino Blandin a écrit une adaptation de cette pièce pour Saint-Hilaire-Saint-Florent. Elle a été donnée avec succès à Saint-Hilaire le mercredi 6 juillet 2011.


Les très riches heures du duc de Berry sont un ensemble de miniatures très célèbre. Dans le calendrier qui commence ce livre d'heures, c'est à dire ce livre de prières, le mois de septembre, le mois des vendanges, est illustré par le château de Saumur. La présence de cet édifice dans cet ouvrage pose un problème aux historiens car il n'appartenait pas au duc de Berry. Pourquoi ce mécène a-t-il fait figurer dans son album un château qui n'était pas à lui alors que celui de Bicêtre, dans la région parisienne, qui lui apparetenait, n'y figure pas ? Voilà l'énigme à laquelle va être confrontée Julie Lantilly dans Les heures noires du duc de Berry.


En 2011, Gino Blandin revient à ses premières amours : il intègre l'Atelier-Théâtre "Entre-Nous" de Montreuil-Bellay.


Toujours en 2011, il est contacté par Geste Editions, une maison d'édition basée dans la région niortaise, pour la production de deux ouvrages : une histoire de Saumur pour la collection de poche Petite histoire et une autre pour la collection de beaux livres illustrés Villes et rivages. C'est ainsi que verront le jour la Petite histoire de Saumur en mars 2012 et Saumur Perle d'Anjou en mars 2013. Ce dernier livre est abondamment illustré par les magnifiques photos de Jean-Michel Sigrist, un photographe tourangeau.


Début mars 2015, paraît Micmac au Bioparc, neuvième enquête de Julie Lantilly. L'ouvrage est publié par Geste Editions. Cette histoire a pour cadre le zoo de Doué-la-Fontaine. A l'occasion du 20ème anniversaire de la manifestation "Le Livre et le Vin" de Saumur, dont le thème est le roman policier, Gino Blandin conçoit avec la complicité du journal le Courrier de l'Ouest un jeu intitulé "Enquête dans le vignoble" qui rencontre un franc succès auprès des lecteurs du quotidien.


A l’issue de l’année scolaire 2013/2014, Gino Blandin prend sa retraite de l’Education Nationale.


Peu de temps après, il est élu président de la Société des Lettres, sciences et Arts du saumurois. Il est le dixième président de cette prestigieuse société savante plus que centenaire. Dans son bulletin annuel de 2015, il publie une biographie de James Combier (1842-1917) industriel républicain, premier maire élu de Saumur. Gino Blandin participe également à un projet de sauvegarde de documents inédits. C’est ainsi qu’il numérise deux documents restés jusqu’alors manuscrits : Remarques curieuses de l’église et paroisse de Saint-Martin de la Place sur la levée de la Loire près de Saumur en Anjou, et autres lieux environnants de Louis Leboucher du Châtellier et Notes sur mon voyage d’Algérie en avril & mai 1857 de Charles Trouillard. Dans un tout autre domaine et sur la demande de Geste Editions, Gino Blandin écrit un Je découvre la boule de fort qui sort en mai 2016. L’ouvrage est abondamment illustré par des photos de Jean Kozera..


En mars 2017, sort Coup de boules, la dixième enquête de Julie Lantilly. Cette fois, le cadre de l'histoire c'est la boule de fort, un jeu de boules très particulier qui se pratique essentiellement en Anjou. Il se joue avec des boules ferrées, c'est à dire cerclées par une bande métallique, et lestées d'un seul côté. Autrefois ce jeu était interdit aux femmes, de nos jours les "sociétés" s'ouvrent à la gent féminine mais il reste l'affaire des hommes. C'est ce que la journaliste va pouvoir constater.


Parallèlement à cela, dans le bulletin n° 166 de la Société des Lettres, Sciences et Arts du Saumurois, Gino Blandin signe une biographie de Marcel Martinet (1887-1944), un intellectuel pacifiste oublié mais qui joua un grand rôle dans la vie politique de la France d'entre les deux guerres.


(à suivre)